14h et 16h // ENDJUNTOS ! Journée judéo-espagnole


ENDJUNTOS !

Proposée par Aki Estamos, les Amis de la Lettre Sépharade et la Fédération des Associations Sépharades de France, en partenariat avec l’Institut Cervantès de Paris

La journée du Judéo-espagnole propose aux festivaliers trois temps forts.
Un dialogue d’abord entre l’écrivain Metin Arditi et le galeriste londonien John Eskenazi. Cet échange sera suivi de la diffusion du film Sfat Av, la langue du père de Nathan Rami Kimchi. Le soir, au Café de la Danse, Lou du Pontavice, Clara Dufourmantelle, et Julian Diamanti interpréteront des chants espagnols et judéo-espagnols. Première partie qui sera suivie de chants judéo-espagnols et grecs de la mer Égée, à l’occasion de la sortie de l’album de Dafné Kritharas, Djoyas de mar.

Demandez le programme :

** 14h – Rencontre
La filiation dans le monde judéo-espagnol
Rencontre avec Metin Arditi et John Eskenazi, animée par Brigitte Peskine, écrivaine.

Metin Arditi est né en 1945 à Ankara dans une famille sépharade. Après des études en Suisse où il obtient un diplôme en génie atomique, il poursuit à l’université de Stanford. Ecrivain de l’intime, son oeuvre traite de la difficulté de la filiation, de la solitude et de l’exil. Son dernier livre, Mon père sur mes épaules (Grasset 2017), revient sur la relation complexe qui l’unissait à son père, mort il y a vingt ans. John Eskenazi est un expert mondialement reconnu en art indien, du Gandhara et de l’Asie du Sud-Est. La première galerie d’art asiatique portant le nom d’Eskenazi a été fondée en 1923 à Milan. En 1977, après des études d’Histoire de l’art et de scénographie, John Eskenazi rejoint la direction de la galerie familiale. Il soutient la publication des mémoires de son père, Victor Eskenazi, dans les langues que celui-ci maîtrisait. L’édition française, Un gentleman ottoman, est parue en 2016 chez Lior éditions.

** 16h – Projection du film Sfat Av, la langue du père
de Nathan Rami Kimchi (Israël, 2006, 49 min, vost).
Chants et arrangements : Yasmin Lévy.

La langue du père c’est le judéo-espagnol, une langue maternelle devenue secrète et enfouie sous beaucoup d’autres langues. Alors que son père est au crépuscule de sa vie, le réalisateur l’invite à revenir avec lui à Rhodes où il a étudié de 1932 à 1938 au séminaire rabbinique. Il espère ainsi percer les mystères d’un père mutique et souvent absent.

Lieu :

INSTITUT CERVANTES

7, rue Quentin Bauchart, Paris 8e

Entrée libre sur réservation

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