19h // Robert Allen Zimmerman dit Bob Dylan


ROBERT ALLEN ZIMMERMAN DIT BOB DYLAN

Proposé par la Maison de la Poésie et la D’AC, Direction de l’action culturelle du FSJU

Bob Dylan est un pseudonyme. Le tout nouveau Prix Nobel de littérature est né Robert Allen Zimmerman. Son prix, obtenu selon Sara Danius, la secrétaire générale de l’Académie suédoise « pour avoir créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d’expression poétique », a fait grincer bien des dents. « Pas mérité » dire les uns, « Roth avant lui aurait dû l’avoir » tempêtent les autres, « c’est du grand n’importe quoi » affirment même quelques pronostiqueurs professionnels…Les chiens aboient et la caravane passe.

Dylan est un géant, dont les chansons sont d’une poésie folle. Il a avec une justesse de ton incroyable su être à la fois le représentant de toute une jeunesse, de toute une époque et demeurer le monstre sacré d’une génération qui a grandi en rappant. Indémodable. Universel. Ses mots et sa musique surfe sur le temps qui passe, ne prennent pas une ride.                         Premier musicien à être consacré par un Nobel, « le Barde », comme l’appelle familièrement ses fans et resté de marbre, se privant du plaisir ( qui ne devait sans doute pas l’être tant que cela) d’aller chercher son prix. Il faut dire que l’homme est imprévisible, en tout ! Sa foi par exemple : si Robert Zimmerman est élevé au sein une petite communauté juive du fin fond du Minnesota, dans une famille juive de la classe moyenne, plutôt traditionnaliste ; Dylan, lui, devient chrétien au début des années 70, jusque dans les années 80. Il a alors entre 40 et 50 ans. Et puis assez brusquement, il retourne à ses racines juives dans un virage à 180°, étudiant auprès des Loubavitchs de Brooklyn et après avoir tenu, à ce que son fils aîné Jesse, fasse sa bar-mitsva à Jérusalem. Une question se pose. Est-ce que son judaïsme à d’une façon ou d’une autre, influencé sa musique ? Pour Assaf Galay, le commissaire de la rétrospective «  Forever Young » proposée en octobre 2016 par le Musée de la Diaspora de Tel Aviv, la réponse est sans équivoque : oui. « Tant de gens ont décrit Dylan comme un prophète, et ont évoqué l’influence de la pensée juive sur son travail » et d’ajouter que sa principale contribution reste « d’avoir su transformer la musique folk en quelque chose de sacré ».

Rencontre avec Yves Bigot, journaliste, producteur, directeur général de TV5 Monde, spécialiste de Bob Dylan, et Christophe Girard, maire du 4e arrondissement de Paris.

 
Lieu :
Maison de la Poésie
157, rue St Martin, Paris 3e
5 €
Réservations auprès de la Maison de la Poésie : 01 44 54 53 00, au guichet du mardi au samedi, de 15h à 18, ou sur maisondelapoesieparis.com