Le mot des maires


Pierre AIDENBAUM, Maire du 3e arrondissement

Pierre Aidenbaum

C’est toujours un plaisir attendu que de voir la réalisation d’une nouvelle édition du Festival des Cultures Juives, né dans le 3e arrondissement, quartier emblématique de l’histoire de la communauté juive.

Il célèbre depuis 14 ans l’histoire de la vitalité artistique d’un monde, d’une culture et honore ces hommes et ces femmes qui sont venus s’installer depuis la fin du 19e siècle et qui ont inscrit leurs traditions au cœur de l’arrondissement.

Je suis fier que ce festival perpétue ce lien et s’enrichisse chaque année de nouvelles influences ; aussi je me réjouis que cette nouvelle édition du festival se situe en lien avec  la « Saison croisée France-Israël » qui sera centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse comme axes d’un dialogue tourné vers l’avenir.

Cette nouvelle édition du Festival des Cultures Juives est la démonstration de la réussite du « vivre ensemble » dans le dialogue et le partage entre les cultures ; en portant des valeurs positives pour faire de notre société qu’elle soit plus inclusive, fraternelle et plus forte.

Dans le 3e arrondissement, nous avons la chance d’accueillir des rencontres inattendues et chacun, j’en suis sûr, trouvera une source d’émotions dans les spectacles, concerts, expositions et conférences qui vous sont proposés.

Que ce festival nous entraîne donc vers la joie et le partage.

 

Ariel Weil, Maire du 4e arrondissement

« Ensemble ! » : c’est le mot d’ordre de ce 14e Festival des Cultures Juives.

Réfléchir, avancer, construire ensemble : comment ne pas travailler à cela de toutes nos forces, plus que jamais, à l’heure où la France a honoré un de ses visages abattus par la haine, un de ses noms, celui de Mireille Knoll, le jour où l’on enterrait également un gendarme tombé au combat, Arnaud Beltrame, autre visage de l’héroïsme.

La culture est une arme autant qu’une forteresse pour cette coexistence. Chanter en yiddish, jouer une pièce d’Isaac Bashevis Singer, réhabiliter, par un film, un cimetière juif du sud de la Pologne, c’est se souvenir, c’est rassembler, et c’est surtout faire vivre. C’est, aussi, lutter contre l’antisémitisme et le racisme, car c’est rencontrer l’autre, sa culture et son histoire.

Je me réjouis que le festival commence en Mairie du 4e arrondissement, où pendant une journée de fête et de musique, sera célébré le bonheur d’être ensemble.

Que tous les publics se pressent nombreux du 10 au 25 juin, que, du 2e au 11e arrondissement, du 4e au 18e, mille visages se retrouvent, se côtoient, rient et chantent côte à côte. Car comme le dit Levinas dans Éthique et Infini, « Le visage de mon prochain est une altérité qui ouvre l’au-delà. » C’est par le visage que passe la rencontre avec l’autre.