18h // LA HATIKVA, UNE ODYSSÉE LYRIQUE


David Ben Gourion (1886-1973), avec son petit-fils Uri.

LA HATIKVA, UNE ODYSSÉE LYRIQUE

Proposé par l’Institut Européen des Musiques Juives et la Mairie du 3e

Quelles sont les sources de l’hymne national israélien, la Hatikva – L’espoir ? Par qui et comment le poème a-t-il été écrit ? Et comment ce chant est-t-il devenu l’hymne de l’État d’Israël ?
À l’aide de musiques, de photographies et de vidéos, Théa Herz nous retrace l’incroyable odyssée de ce chant. Si l’auteur des vers de la Hatikva est connu -Naftali Herz Imber- l’origine de sa mélodie est infiniment plus énigmatique. Souvent attribué au compositeur tchèque Smetana (1824-1884) qui l’utilise dans son poème symphonique La Moldau, ThéaHerz nous montre, preuves sonores à l’appui, que cet air circule depuis plus de cinq cents ans. On retrouve des parties de la mélodie dans plusieurs airs d’église, de synagogue, ou de cours de différents pays : Italie, France, Suisse ou dans les musiques populaires d’Europe de l’Est.
Cette conférence audio-visuelle, remarquablement orchestrée, s’achève sur quelques-unes des interprétations les plus mémorables de l’hymne national israélien.

Par Théa Herz, docteur en psychologie

Théa Herz a grandi en Israël. Sensibilisée à la musique par sa mère, musicologue et critique musicale de plusieurs quotidiens israéliens, elle a baigné dans la littérature et la chanson hébraïque. Depuis quelques années, elle associe sa formation de chercheuse universitaire (MBA de l’université de Tel-Aviv et Doctorat de Psychologie à l’université Paris V) aux thèmes musicaux israéliens. Elle a donc consulté des travaux d’ethnomusicologues, d’historiens, et récupéré des documents d’archives, pour les réunir et les présenter de manière conviviale au public francophone.

Naftali Herz Imber (1856 -1909) est né en Galicie, à Złoczów . Il voyagera beaucoup avant de s’installer en Palestine ottomane en 1882 en tant que secrétaire de Sir Laurence Oliphant. En 1886, il publie à Jérusalem son premier recueil de poésie dont un des poèmes Tikvateinu (Notre espoir) constituera les paroles de l’hymne sioniste et plus tard de l’hymne national israélien Hatikva. Imber mourut pauvre, à New York, victime de son alcoolisme chronique. Il est enterré en Israël, au cimetière Givat Shaul.

Lieu :

MAIRIE DU 3e

2, rue Eugène Spuller, Paris 3e

5 €

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