20h30 // HAIM NAHMAN BIALIK, POETE NATIONAL D’ISRAEL


Haïm Nahman Bialik est né en 1873 en Ukraine. Orphelin de père, il est élevé dans l’orthodoxie par son grand-père. A l’âge de 17 ans, il étudie dans la célèbre yeshiva de Volozhin, en Lituanie, mais se rend vite compte que l’étude du Talmud n’est pas faite pour lui. Il part alors pour Odessa où il rencontre les plus grands noms de la littérature moderne, dont Ahad Ha’Am, le
chef de file du sionisme spirituel. Ce dernier, dont les écrits vont révolutionner la pensée juive – il oppose l’immobilisme des valeurs religieuses à la vision humaniste d’une philosophie moderne du judaïsme – deviendra son mentor. Le premier recueil de poèmes de Bialik paraît en 1901 ; le second sept ans plus tard. En 1903, au lendemain du pogrom de Kichinev, Bialik se rend sur les lieux pour témoigner. Révolté par la foi aveugle de ses coreligionnaires, il compose un poème qui fera date dans l’histoire de la littérature hébraïque : Dans la ville du massacre.

En 1909, il se rend pour la première fois en Palestine. Il éprouve des sentiments ambivalents, partagé entre la désillusion et l’espoir de voir renaître un foyer juif sur la terre de ses ancêtres. Il s’installe définitivement à Tel-Aviv en 1924. Sa maison, aujourd’hui transformée en musée, devient immédiatement un lieu de rencontre pour tous les amoureux de la littérature hébraïque. Parallèlement, et alors qu’il avait délaissé la pratique religieuse, il lutte pour que le shabbat, « symbole de la pérennité du judaïsme », reste un moment de réflexion et de vie communautaire. A sa mort en 1934, alors qu’un deuil national est décrété, le quotidien Davar titre sur sa première page : « Israël est orphelin, Haïm Nahman Bialik n’est plus ».

Haïm Nahman Bialik, poète, est également auteur de nouvelles, d’essais ou articles.

Ariane Bendavid et Michèle Tauber, vont faire revivre l’homme dans toutes ces dimensions. Elles vont nous entraîner dans la « biographie vivante » de celui qui jusqu’à aujourd’hui est considéré comme « le poète national d’Israël. »

Avec :
Ariane Bendavid, professeure de littérature hébraïque à l’université Paris Sorbonne et Michèle Tauber, maître de conférences en langue et littérature hébraïque à l’université Sorbonne Nouvelle.

Lieu :

ESPACE RACHI -GUY DE ROTHSCHILD

39, rue Broca, Paris 5e

8 €

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