Ouvrage bilingue et réversible, Vers moi rassemble des poèmes de Léa Goldberg présentés et traduits par Maurice Dorès, ancien directeur de recherches de l’université de Paris VII.
Léa Goldberg a choisi l’hébreu et l’hébreu l’a choisie. Née à Koenigsberg, elle passe son enfance à Kovno en Lituanie.
Elle aurait pu être une poétesse de langue russe ou allemande, mais elle est devenue une grande poétesse israélienne. Etudiante à Berlin au département des langues sémitiques, elle a en vue la Terre promise et s’installe à Tel-Aviv en 1935.
L’hébreu de Léa Goldberg est classique et moderne.
Plusieurs de ses poèmes sont entrés dans le quotidien de la chanson israélienne. Sa poésie transparente et lucide offre des moments solitaires de silence.
Pour Léa Goldberg, parvenir à construire un monde nouveau est la raison d’être de la poésie. Elle s’éteint en 1970, année où elle reçoit le Prix Israël.